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« Madame LinkedIn » écrit avec l'IA. Voici comment elle garde sa voix

Meryem Mazini, 137 000 abonnés sur LinkedIn, écrit ses premiers jets avec l'IA et les reprend tous à la main. Sa consigne et sa méthode.

« Madame LinkedIn » écrit avec l'IA. Voici comment elle garde sa voix

Sur LinkedIn, on l'appelle « Madame LinkedIn ». Meryem Mazini dirige le cabinet CEM by Mazini à Casablanca et aide les dirigeants à exister sur le réseau, où elle compte plus de 137 000 abonnés. Elle écrit aussi avec l'IA, chaque semaine. Ce qui frappe, c'est la façon dont elle l'encadre.

Elle a raconté son parcours à Ai4HER, le média d'Ai4x consacré au leadership féminin à l'ère de l'IA. Le portrait complet est à lire sur ai4her.media. Ici, on retient sa méthode, parce qu'elle s'applique à toute personne qui écrit pour son travail.

1. L'IA fait le premier jet, pas le texte

Voici trois tâches qu'elle confie à l'IA dans une semaine normale, avec les temps qu'elle donne elle-même :

Tâche Avant Avec l'IA
Un post LinkedIn 1 h à 1 h 30 20 à 30 min, reprise à la main comprise
La recherche et la vérification d'un sujet une matinée 30 à 45 min
Un programme de formation ou une proposition 2 à 3 jours quelques heures, puis tout est repris

Dans les trois cas, le mot qui revient est « premier jet ». Le gain est réel, mais il ne vient pas d'un texte qu'on publierait tel quel. Il vient du fait de ne plus partir d'une page blanche.

2. Une consigne qui décrit une voix, pas un sujet

La consigne qu'elle utilise pour transformer un fait d'actualité en post :

« Reprends ce récit et réécris-le à ma façon : une histoire vraie, des faits vérifiés, des phrases courtes, une chute qui donne à réfléchir, et une vraie question à la fin pour lancer la discussion. Pas de vente, pas de formules toutes faites. »

Elle ne dit pas « écris un post sur tel sujet ». Elle décrit une forme : la longueur des phrases, la fin, ce qui est interdit. C'est ce qui rend le résultat reconnaissable, et c'est la différence entre une consigne qui produit « un texte sur » et une consigne qui produit « un texte de ».

3. Un filtre avant de publier

Selon elle, les textes générés par l'IA se repèrent à des tournures comme « Tu as mis le doigt sur l'essentiel » ou « Ce qui me frappe… », et à cette impression qu'ils pourraient être signés par n'importe qui. Son filtre tient en une phrase :

« Si un texte peut être signé par un autre consultant, il ne sort pas. »

Pour l'appliquer, elle vérifie cinq choses : une histoire vraie, ses expressions à elle, des phrases courtes, une pique, une vraie question à la fin. Si l'une manque, le texte repart en reprise.

4. Les faits ne viennent jamais de l'IA

« Une IA extrapole, même bien paramétrée. Elle écrit avec aplomb, y compris quand elle se trompe. » Sa règle en découle : aucun fait, aucune date, aucun chiffre ne sort sans vérification. « L'IA propose, je dispose. »

Elle garde aussi trois choses hors de l'outil : les informations confidentielles de ses clients, le dernier mot sur ce qui paraît sous son nom, et tout ce qui touche à l'humain, comme une négociation ou un message à quelqu'un qui traverse un moment difficile.

5. Le geste pour lundi matin

Pour une dirigeante qui n'a jamais ouvert un assistant IA, son conseil tient en un geste :

  1. Choisir une tâche qui prend une heure chaque semaine : un compte rendu, un e-mail délicat, un reporting.
  2. La décrire à l'assistant comme à une collaboratrice, avec un exemple de ce qu'on attend.
  3. Demander un premier jet, puis le reprendre à la main.

« Une tâche, un échange, une correction. C'est tout. Le reste viendra tout seul. »

Ce qu'on en retient

Les cinq habitudes de Meryem Mazini ne demandent aucun outil particulier : ChatGPT ou Claude font l'affaire. Ce qui compte, c'est l'ordre des choses. La machine prépare. L'humain vérifie, coupe, signe.

C'est aussi ce qu'on travaille dans nos formations, où l'on construit ses propres consignes sur ses vraies tâches. Meryem Mazini a suivi le bootcamp d'Ai4x, où elle dit avoir mieux compris le GEO, l'optimisation pour les moteurs de réponse, après avoir référencé son propre site.

« Ça a sincèrement changé ma manière de travailler. Un grand merci à Ai4x, qui a su créer en moi une version augmentée par l'IA. »

Lire le portrait complet de Meryem Mazini sur ai4her.media

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